Le premier classement des vins de Bordeau a été préservé des flammes

Le premier classement des vins de Bordeaux daté de 1647

  • Le premier classement des vins de Bordeaux date de 1647, soit deux siècles avant le prestigieux classement de 1855.
  • Il détaille les prix de vente des tonneaux selon leurs provenances girondines.
  • Le document a été sauvé des flammes lors de l’incendie du palais Rohan en 1862 et restauré il y a une vingtaine d’années.
  • Il s’agit d’une première forme de classement avec la mise en place d’une hiérarchie.

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Qu’est-ce que le classement des vins de Bordeaux de 1647?

Le classement des vins de Bordeaux de 1647 représente un document historique détaillant les prix de vente des tonneaux de vin en fonction de leurs origines girondines. Il constitue une première tentative de classification, établissant une hiérarchie basée sur les prix du marché.

Ce document novateur a été élaboré par le corps municipal de l’époque, reflétant ainsi les pratiques commerciales de l’époque. Il a été préservé des ravages d’un incendie dévastateur ayant frappé le palais Rohan en juin 1862, puis restauré il y a environ vingt ans.

Ce classement offre un aperçu des prix pratiqués au tonneau dans les différentes régions paroissiales du département. On y trouve non seulement les grandes appellations viticoles actuelles, mais aussi certaines aujourd’hui disparues, comme celle de la Benauge. Les cuvées des Graves ou du Médoc occupent les premiers rangs, se négociant, selon leur qualité, entre 26 écus et 100 livres.

Quelle est l’importance de ce classement?

Le classement de 1647 revêt une importance significative car il offre un aperçu des prix des vins de Bordeaux au XVIIe siècle, éclairant ainsi l’évolution du marché viticole depuis cette époque.

Il met en évidence la hiérarchie établie par rapport à l’origine et au prix des vins, permettant ainsi de comprendre les dynamiques du marché de cette période. De plus, il révèle que la qualité des vins n’était pas toujours le critère prédominant déterminant leur valeur.

Par exemple, les vins de palus, produits dans des zones marécageuses, étaient recherchés malgré les conditions de production difficiles. Ces vins noirs, distincts des clairets, se distinguaient par leur capacité de conservation, ce qui les rendait plus prisés lors des voyages en mer, offrant ainsi une meilleure résistance et une amélioration de qualité comparativement à certains de leurs concurrents.

Qu’en est-il du Sud-Gironde?

Le classement de 1647 met en lumière les vins produits dans le Sud-Gironde. Les vins de Langon, Bomme et Sauternes étaient commercialisés entre 28 et 35 écus, tandis que ceux de Sainte-Croix-du-Mont étaient vendus entre 24 et 30 écus.

Les vins de Cérons et Podensac affichaient des prix compris entre 24 et 30 écus, tandis que ceux de Rions et Cadillac se négociaient entre 24 et 28 écus. Ces vins blancs doux rencontraient un vif succès sur les marchés de l’Europe du Nord, notamment au Danemark, en Hollande ou en Prusse.

Le classement des vins de Bordeaux de 1647 revêt une importance historique indéniable, offrant un aperçu rare du marché viticole de l’époque. Son sauvetage des flammes et sa restauration ultérieure témoignent de la valeur inestimable du patrimoine viticole bordelais.

Ce document nous rappelle que la hiérarchie et les prix des vins ont toujours été des sujets de préoccupation, même il y a plusieurs siècles. Pour en savoir plus sur ce sujet, vous pouvez consulter l’article original sur le site de Sud Ouest.

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